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Neuf façons de réduire les risques de souffrir de déficits cognitifs

Le mois de septembre est le mois mondial de la maladie d’Alzheimer, et le 21 septembre la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer*. Il s’agit d’une journée spéciale où partout dans le monde des organisations s’allient pour sensibiliser les gens à la maladie d’Alzheimer et aux déficits cognitifs.

Toutes les 68 secondes*, quelqu’un dans le monde est diagnostiqué de la maladie d’Alzheimer, forme la plus courante de déficit cognitif. Au Canada, 564 000 personnes souffrent actuellement de déficits cognitifs, et l’on prévoit que 937 000 personnes en seront atteintes dans 15 ans, rapporte la Société Alzheimer du Canada.

Une importante étude internationale publiée dans The Lancet conclut toutefois que jusqu’à un tiers de tous les cas de déficits cognitifs dans le monde pourraient éventuellement être prévenus en ciblant neuf facteurs modifiables liés à la santé et au mode de vie*. L’étude rapporte que les politiques de santé publique et de petits changements au mode de vie pourraient réduire la prévalence de la maladie au pays.

Les facteurs de risque mentionnés dans l’étude comprennent la sédentarité, l’isolement social, le tabagisme, l’hypertension artérielle, la dépression non traitée, l’obésité, le diabète de type 2, la perte auditive et une stimulation intellectuelle insuffisante (peu d’activités d’apprentissage).

Voici neuf mesures simples pour réduire vos risques de déficits cognitifs :

1) Faites de l’exercice régulièrement. Être actif physiquement réduit le risque de maladies du cœur et stimule la croissance des cellules nerveuses associées à la mémoire. Une étude de l’université de Colombie-Britannique révèle que les aînés qui marchent pendant une heure trois fois par semaine* renforcent leurs capacités cognitives.

2) Restez socialement actifs. La Société Alzheimer du Canada recommande d’avoir une vie sociale active en entretenant les amitiés déjà établies et en créant de nouvelles, en faisant du bénévolat et en alliant activités physiques et interactions sociales (p. ex., lors de cours de taï-chi ou de conditionnement physique).

3) Continuez d’apprendre. Plus vous apprenez activement, plus votre cerveau crée des connexions neuronales et constitue des réserves cognitives.

4) Maintenez un poids de forme. Une alimentation saine et une activité physique régulière sont des clés de réussite. Consignez chaque jour dans un journal votre consommation alimentaire et vos exercices, et faites de petits ajustements, au besoin.

5) Évitez ou cessez de fumer. The Lancet rapporte que l’abandon, même tardif, de la cigarette permet de réduire de 5 % le nombre de cas de déficits cognitifs.

6) Contrez l’hypertension. Des médicaments et un régime sain peuvent réduire l’hypertension, sachant que celle-ci augmente le risque de déficits cognitifs en endommageant et en rétrécissant les vaisseaux sanguins du cerveau.

7) Maîtrisez votre glycémie. Le diabète non maîtrisé endommage les organes vitaux, y compris le cerveau. Vous pouvez protéger celui-ci en équilibrant votre glycémie.

8) Soignez la dépression. La dépression chez les aînés est en constante augmentation*, et elle est associée à des risques plus élevés de déficits cognitifs, rapporte la revue The Lancet Psychiatry. Demandez à un professionnel de la santé de vous prescrire les médicaments appropriés, ou envisagez de suivre une thérapie pour améliorer votre état émotionnel.

9) Vérifiez votre acuité auditive. L’ouïe contribue fortement à la stimulation intellectuelle. Selon l’University College London, une prothèse auditive peut, le cas échéant, vous aider à réduire les risques de déficits cognitifs associés à la perte auditive*.

*en anglais seulement