Jean WOLC Poetry Collage

RÊVE D’UNE VIE CANADA : UNE RÉSIDENTE SOUHAITE FAIRE PUBLIER SON RECUEIL DE POÈMES

Jean Perdue, une résidente âgée de 93 ans de Chartwell Scarlett Heights d’Etobicoke, en Ontario, s’est mise à écrire des poèmes pour exprimer ses émotions. Au fur et à mesure qu’elle prenait de l’assurance et qu’elle apprenait à se connaître, les mots lui sont venus spontanément sous forme de centaine de poèmes. Jean a toujours souhaité pouvoir un jour publier un recueil de ses poèmes. Ce rêve a été réalisé en juin dernier grâce au partenariat entre Chartwell et Rêve d’une vie Canada.

Jean a grandi sur la ferme familiale, à Huntsville, en Ontario. Au cours de la Seconde guerre mondiale, elle a joint les rangs de la Division féminine de l’Aviation royale canadienne, ravie de travailler pour le Service canadien du renseignement de sécurité et de participer à l’effort de guerre. Peu de temps après la guerre, elle s’est mariée et a donné naissance à deux enfants. Son mariage s’étant soldé par un échec, Jean a ressenti le besoin de s’exprimer afin de regagner confiance en elle et de pouvoir affronter le monde. La poésie lui a permis de revisiter le passé et de pouvoir se projeter dans un avenir lumineux. Grâce à ses poèmes, Jean est parvenu à renouer avec la jeune fille courageuse qui s’était portée volontaire au cours de la Seconde guerre mondiale, et l’a aimée de tout son cœur.

Dans sa poésie, Jean témoigne de sa vision de l’amour, de la maternité, du deuil et de la foi ainsi que de l’enfance. Ses poèmes sont empreints d’honnêteté, de candeur et d’une touchante modestie. À la lecture de ses écrits simples et puissants à la fois, les lecteurs sont transportés dans l’univers dépeint avec justesse par Jean qui y raconte des fragments de son quotidien.

Après l’entrée de la poésie dans sa vie, Jean a eu la chance de rencontrer celui qui deviendra son second époux, Sherman, lors d’un tournoi de cartes hebdomadaire. Cette belle histoire d’amour qui a duré 10 ans a été pleinement vécue par le couple qui a fait du bénévolat dans sa résidence, a joué aux cartes et a cajolé son chat, Waifer. Au décès de Sherman, en 2016, Jean s’est encore une fois tournée vers la poésie pour y trouver le réconfort que lui procure cet espace créatif.

 « Je m’ennuie de tenir sa main quand je marchais

Des belles histoires qu’il me racontait

Des doux mercis pour les déjeuners que je lui préparais

Et de tous les moments qu’avec lui je vivais »

Extrait du poème July Sixteen, Twenty Sixteen (traduction libre)

Jean continue de faire du bénévolat à sa résidence en animant des séances d’exercice et des parties de bingo. Elle espère que son parcours pourra encourager et inspirer d’autres femmes, de toutes les générations, à persévérer face à l’adversité et à embrasser chaque jour la beauté de la vie.